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Dans l’équipe angolaise, l’union fait la force
Fernando Fallé, l’entraîneur angolais, se montre plutôt détendu et souriant à l’heure de livrer ses premières impressions sur les Mondiaux de Montreux. «Cette région est vraiment paradisiaque», lance-t-il en admirant le paysage environnant. Loin des tumultes de la salle du Pierrier, il se confie avec lucidité sur son équipe, et tire un premier bilan après le tour qualificatif qui a vu l’Angola terminer à la seconde place de sa poule, derrière le favori argentin.

Mission accomplie après le 1er tour
«Nos objectifs sont pleinement atteints après nos trois premières rencontres. Nous avons bien résisté à l’Argentine avant de céder sur la fin (défaite 5-2), puis nous avons su gérer notre «finale» de ce premier tour face au Chili (victoire 2-0 dans un contexte tendu, notamment avec l’expulsion du gardien angolais). Notre large victoire face aux Hollandais (7-0) nous a finalement permis d’obtenir la qualification pour les quarts de finale, le bilan est donc positif.»

Le mentor angolais a également apprécié à leur juste valeur les efforts déployés par l’organisation du tournoi. «Tout est mis en œuvre pour nous rendre la vie plus agréable, à commencer par le travail des interprètes. Je pense également que le tournoi est particulièrement mis en valeur par la richesse de l’information présente sur le site Internet de la manifestation. Enfin, l’importance accordée à la promotion du rink-hockey auprès des jeunes fait à mes yeux de Montreux un exemple à suivre pour les Mondiaux à venir.»

Au-delà du sport
Si les Angolais se sentent aussi à l’aise sur la Riviera, ils le doivent également à leurs supporters, qui mettent une ambiance de feu à chacune des apparitions de leurs protégés. «Notre public amène sa culture de la fête dans les gradins. En donnant le meilleur d’eux-mêmes à travers leurs encouragements, ils nous poussent à nous surpasser, et amènent un parfum d’Angola en Suisse.»

L’équipe angolaise, grâce à son caractère métissé, est ainsi un exemple de la cohabitation fructueuse qui peut exister malgré les différences entre les individus. «L’histoire de notre pays (dont l’indépendance vis-à-vis du Portugal date de 1975) est compliquée, et la situation s’améliore peu à peu. Par le sport, nous avons l’opportunité d’être un exemple d’unité et de succès, et de lutter contre toute forme de racisme.»

Marquer l’histoire
Fernando Fallé sait donc pertinemment que le salut de son équipe passera par une solidarité sans faille. «C’est en défense que l’on gagne un match, mais nous ne voulons pas pour autant négliger le spectacle. C’est en travaillant que l’on trouve le bon équilibre entre rigueur et créativité. Un dribble est un geste magnifique, mais encore faut-il savoir où et quand le réaliser !»

Ce cocktail de solidité et d’explosivité sera-t-il à même de mettre en danger l’Espagne en quart de finale jeudi ? «Ce match sera très difficile face à une telle équipe. Nous allons quoiqu’il arrive donner le meilleur de nous-mêmes, avec l’objectif de décrocher la 5e place. Et obtenir ainsi le meilleur résultat de l’histoire du rink-hockey angolais (l’Angola a terminé à la 7e place des derniers Mondiaux de San José (USA) en 2005).» Pour atteindre son rêve, l’équipe angolaise se montrera plus solide que jamais en faisant corps avec ses supporters pour faire honneur à la devise du pays: l’union fait la force.

David Perrette
19 juin 2007

Résultat: Espagne - Angola 8-0